J’ai lu « Une jeunesse sexuellement libérée ou presque » de Thérèse Hargot

Hello ! Mboté !

Je ne vais certainement pas faire ici une revue classique. En quelques mots, je vais vous expliquer pourquoi j’ai jugé utile de partager ce livre. Il est sorti depuis février 2016 et je ne suis tombée dessus que très récemment en avril dernier. Je vous épargne les détails.

Thérèse Hargot est une psychologue et sexologue qui intervient auprès des adolescents et des jeunes adultes sur les thématiques liées à la sexualité depuis plus de 10 ans en Occident. Jeune et pétillante. Tiens, vous pouvez trouver des vidéos intéressantes d’elle, ici et ici. (Ps : il y en a plein d’autres). Ou rendez-vous sur son site : www.theresehargot.com. Elle aborde pas mal de sujets qui, si vous êtes dans le même état d’esprit que moi, pourraient bien vous intéresser. Je suis sympa, je sais. Lol.

Revenons au livre, il traite de plusieurs thèmatiques sous un angle bien particulier : la vie affective chez les adolescents et jeunes adultes, la pornographie, l’homosexualité, la contraception, l’avortement, les stéréotypes du genre.

Table. Une jeunesse sexuellement libérée ou presque.

Je vais ici m’intéresser particulièrement à l’aspect du couple, parce qu’on a jamais autant voulu être en couple à notre époque.

Ce qui est intéressant

Vous savez, parler de sexualité au XXIe siècle, et la ‘sacraliser’, ça n’a aucun sens. Parce que nous sommes à une ère où le sexe est aseptisé. Le problème comme le souligne Thérèse, ce n’est pas tant la sacralité de la sexualité, c’est dire ce qu’il en résulte. Le corps humain n’est pas un adepte de libres échanges sexuels. Sauf qu’en retirant au corps sa valeur sacrée, on lui fait gagner une valeur de change.

De loin l’idée de jouer les moralisatrices, l’auteur l’a dit elle-même : « l’enjeu n’est pas être pour ou contre, la vraie question est beaucoup plus profonde sur le questionnement de chacun sur qui nous sommes.

Nous sommes tous conscients de la façon dont la pensée populaire modèle nos vies. Mais nous avons le choix de ne pas nous réduire à cela. Nos valeurs comptent aussi. Il est important de se construire soi-même, construire son identité avant d’aller à la rencontre de l’autre.

Cette ‘libération sexuelle bien peu libre’, conduit à une obsession du couple, qui consiste de plus en plus à penser le couple comme un objet de valorisation. Le couple c’est beau mais lorsqu’on ne sait pas avant qui on est, il y a le risque de fusion, le risque d’être avalisé par l’autre : « C’est beau l’amour. Un plus un ne font plus qu’un. C’est tellement réconfortant. Mais lequel des deux ? »

Répondre aux grandes questions existentielles

Qui suis-je ? Quelle est ma nature profonde ? Suis-je aimable ? Suis-je capable ? Ces questions de la confiance en soi et de l’estime de soi, qui nous aide à devenir qui nous sommes.

Pour Thérèse le couple heureux c’est un plus un égale à trois. Le couple heureux est constitué de deux célibataires heureux. Deux identités au préalable construites, assumées et affirmées.

Ce que je retiens à travers ce livre, c’est que nous sommes à une époque où c’est difficile de penser la sexualité par rapport à soi. Mais on oublie souvent que la vie des autres, ce n’est pas notre vie. On est toujours dans des comparaisons. Puisque tout le monde le fait ce n’est pas bien grave. On essaie de se déculpabiliser en voulant détacher les réalités de notre vie. La question à se poser : est-ce que je suis tout le monde ?

Tout ceci, plus jeune, j’aurais tant aimé qu’on me le dise. Ce livre m’a vraiment fait grandir.

Et vous, quelle est votre opinion sur les questions de sexualité ? Êtes-vous plutôt ‘’conservateur’’ (rires) ou ‘’ouvert d’esprit’’ ? Qu’est-ce qui est important pour vous ? Dites-le en commentaire. D’ici là portez-vous bien. Bises !

admin

0 réflexion sur « J’ai lu « Une jeunesse sexuellement libérée ou presque » de Thérèse Hargot »

  1. Salut!
    Pour ma part bien qu’ayant connu diverses expériences sexuelles, j’en suis venu à la conclusion que nous ne sommes pas fait pour avoir de multiple conquêtes, pour avoir une vie sexuelle débridée. Car à la fin tu sens un réel vide. A moins que tu n’ai pas de conscience. Car avoir plusieurs relations rime avec mensonges lorsque cela n’est pas assumé. Pour ma part parler de la sacralité de la sexualité ne fait pas de moi un religieux ou un conservateur car la sexualité n’est pas qu’une simple “pénétration” elle revêt un caractère spirituel qui consiste dans un échange de sécrétions tant physique que spirituel. D’ailleurs la sexualité revêt une place importante dans plusieurs sociétés. Aujourd’hui à l’heure où l’on parle de liberté sexuelle nous observons la plus grande marchandisation de la sexualité. Cette liberté sexuelle loin d’avoir libéré les hommes ou les femmes, les à avilie. Il est bon à mon humble avis d’avoir un seul partenaire tant pour son équilibre physique qu’émotionnel.

  2. Olala Ariel, que je suis émue. J’avais l’impression que personne n’avait compris cet article. Merci ton commentaire me donne le punch ! Et je suis d’accord sur toute la ligne. Le corps humain n’est pas adepte de libres échanges sexuels. La sexualité lorsqu’elle est mal vécue, devient un supplice.

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