Les amours de Sainte-Anne

La basilique Sainte-Anne est un de mes endroits préférés de la ville. Je l’aime pour son histoire, mais aussi pour son architecture que je trouve originale et magnifique.

Et j’ai l’habitude de dire que je souhaiterais me marier là, qu’il plaise au ciel. Bref, cette phrase est une façon pour moi d’exprimer combien cet endroit m’émeut. Les amours de Saint-Anne c’est en référence à un lieu mythique et insaisissable.

Lisez ces deux poèmes, et tentez de déceler l’énigme.

Lui :

On dirait un feu qui brûle dans mon cœur, chaque instant que nous avons passé ensemble s’envole et j’ai besoin que tu partes chaque jour pour recommencer ce doux moment passé avec toi.

J’aurais voulu te laisser un peu de moi. Il y a quelque chose en toi, une partie de moi qui reste avec toi. Je repars avec un peu moins de moi, et désire toujours plus de toi. Je te regarde dans les yeux et tout ce que je cherchais, j’ai l’air de le trouver, tout ce temps sans dire mots. A l’intérieur j’ai envie de toi.

Ouvrir une parenthèse dans ma vie et donner un sens à ce sentiment, je veux passer du temps jusqu’à ce qu’il se termine. Je veux retomber sur toi. Comme lors de notre première rencontre. Je veux retomber avec toi, sentir mes jambes me lâcher.

Moi :

L’amour est constant. Ou plutôt, il devrait l’être. Je ne sais pas. Aimer c’est se concentrer sur une seule personne. Ce ne sont peut-être que mes convictions. Dans le regard de l’autre, je me vois. Comme dans un miroir. Est-ce le même esprit ? Non je n’ai pas le droit de me perdre. Lui, je l’aime.

Aux amours gentils.

Je préfère un puit. Ce puit est ma maison. Je puise, et il ne s’épuise pas. C’est lourd de vivre dans un mensonge. Comment aimer deux à la fois ? Comme si en aimer un ne suffisait pas. Aimer ça peut être assez compliqué. Aimer ne suffit pas.

Mais aimer, peut justifier tout. Je ne peux pas tout remettre en question sur un coup de tête. Ça me passera, certainement ! Je ne te connais pas. Enfin, vraiment pas. Je te regarde, tu me plais, mais je ne te connais pas.

Je suis bouleversée, j’avoue. Par ta présence. Lorsque tu poses ton regard sur moi. Mais me pousser jusqu’aux retranchements, ce serait un peu trop. Au nom de quoi, devrais-je reconsidérer les choses ? Quand on a fait un choix, on l’assume. On le rechoisit.

Je m’en veux de penser à toi. Je m’en veux d’avoir posé les yeux sur toi. Je n’aurai pas dû.
Heureusement, que ça s’arrête là. Je ne peux rien pour nous deux.

Je retourne à ma vie. Et c’est bien que tu partes.

Amitiés.

Benja Merline

J'étudie le droit international. Je suis éclectique et très éclatée. Je vomis ici mes opinions, à cœur ouvert. C'est un vrai Méli-mélo.

5 réflexions sur « Les amours de Sainte-Anne »

  1. On dirait t’as écrit pour moi … le texte m’ait destiné Mme? Saint Anne c’est un des endroits aussi …

  2. J’ai aimé le paragraphe: aimé c’est constant ou peut être ca devrait l’être…et je pense que nous avons les mêmes convictions dans le sens ou je consentis avec toi que aimé c’est se concentrer sur une seule personne.
    En fin j’aime bien ta façon de voir les choses.

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