Mariusca La Slameuse, une âme pétrie de talent !

Je ne me rappelle plus de comment j’ai connu le Slam. Pourtant, une chose est sûre, j’ai compris ce que c’est que le slam par Mariusca. Entre les mercredis à la Cafet, et d’autres événements culturels, tout le monde parlait d’elle. On lui faisait des éloges. Tout le monde, sans exception.

J’ai eu le temps de me faire ma propre opinion. Son spectacle en marge du MASA 2020, m’avait littéralement séduit. Mariusca possède la scène. Mariusca sait comment posséder la scène, Dieu ! Durant plus d’une heure, je n’ai pas décroché une seconde. C’est une des meilleures scènes à laquelle je n’ai jamais assisté. Je m’en souviendrai bien fort longtemps. Merci Mariusca, de nous avoir fait vivre ce moment, et d’avoir donné le meilleur de toi-même !

Mariusca est incontestablement lucide. Belle et pétillante. En Janvier 2021, elle m’a fait parvenir le T-shirt Slamunité, accompagné ces mots :

« Parce que les mots sont à l’émotion
Ce que la sève est à l’arbre.
Voir combien ta plume est pleine d’âme, de sincérité,
Me pousse à dire que congolites mettra et portera
Les empreintes de cette jeunesse élite et libre de ses pensées
Pour nos maux pansés
Merci de donner la force à la Slamunité à travers cet acte
Car demain sera poétique. Demain est nous ! »

Visiblement, il suffit de peu pour qu’elle slame. Quel plaisir !

Cette interview, je l’ai pensé après la sortie du documentaire couplé du concert « Des maux aux mots » produit par l’Institut Français du Congo, que j’ai consommé sans modération. Comment parler de Mariusca de la meilleure des façons, de son talent et de ses combats ? Que dire que l’on ne sait ? J’ai cherché en vain durant plusieurs mois, pour revenir à l’essentiel. Ce que Mariusca sait faire de mieux, c’est slamer. Donc, aujourd’hui, avec Mariusca, on parle de Slam. Elle répond élégamment à chacune des questions qui lui sont posées. Mettez-vous bien. C’est parti !

Hello Mariusca, bienvenue ! Entre et installe-toi, tu connais la maison. Et merci de ramener avec toi tes mots pour panser nos maux. « Des mots aux maux », plus qu’un slogan, j’en suis certaine. Comment arrive-t-on à porter les mots ?

Hello la Slamille, coucou Congolites, ça va ? Pour te répondre, je dirai qu’on ne porte pas les mots, ce sont eux qui nous portent et nous emportent vers les portes des univers que même notre esprit ne s’y attend pas. Il faut garder son âme légère quand les mots nous parlent, car ils savent parfois mieux que nous comment guérir nos maux et y faire naitre des fleurs d’espoir.

« Des mots aux maux », de quelle façon les mots soignent les maux ?

Employer les mots pour donner vie à la parole est déjà le début de la guérison. Des maux aux mots, il n’y a qu’un pas à franchir celui d’accepter que malgré ces blessures on a le droit de rêver, de s’éveiller et de s’élever au-dessus des maux qui ont froissés notre intimité.  Sortir de ce tourbillon de fatalité qui veut faire de nous des automates et se dire qu’avec les mots, on peut ouvrir les champs des possibles. « DES MAUX AUX MOTS » pour ceux qui ne le savent pas, c’est le titre d’un documentaire réalisé sur mon un aspect de mon quotidien par les réalisateurs Flore Onissah et Ori Kayser, produit par l’Institut Français du Congo, un documentaire couplet d’un concert en Avril dernier, juste après la campagne TOSALA… Tu sais Miss, il faut expérimenter les mots, te laisser guider par eux pour les comprendre, je ne saurai te l’expliquer mathématiquement parlant, il faut ressentir le besoin de laisser les mots sécher et panser tes maux. Je t’invite à un de nos ateliers, c’est mieux.

Comment as-tu fait pour représenter aussi bien un art dont le public à la base ne comprend pas ou encore n’y trouve pas grand intérêt ?

L’amour donne des ailes, l’amour rend audacieuse, l’amour brise les impossibles…Je suis tombée amoureuse du slam et comme toute femme amoureuse les obstacles n’empêchent pas l’amour. Je n’ai rien fait d’extraordinaire, j’ai juste aimé mon art. Le Slam m’a donné la force de parler de lui, de vanter sa beauté, de partager ses délices à qui veut l’entendre. Rien ne peut arrêter un cœur amoureux. Au fil du temps, le public comprendra, il comprend petit à petit. C’est avec lui qu’on doit tisser le tissu social avec pour aiguille le SLAM. Il sait qu’il a sa part d’amour à offrir à cet art, on y arrivera ; impossible n’est pas Slam.

J’ai le sentiment que tu as rencontré le slam et tu t’es dit, plus jamais ça ne finit entre nous : Où j’irai, tu iras. Rires. Aujourd’hui, que ton art représente pour toi ?

Mon SLAM, c’est le canal par lequel Dieu est passé pour me ressusciter, et je pèse mes mots. Ce qui me rend encore plus reconnaissante est que mon SLAM va parfois côtoyer ma casquette de Comédienne pour se déployer. Je ne sais pas ce que je serais devenu si le slam ne m’avait pas ouvert ses bras. La magie dans cet art est qu’en slamant à la première personne du singulier, on touche la deuxième personne du pluriel, parce qu’en fin de compte nous sommes une première personne du pluriel. Et écrire « Je » et apprendre qu’ « Il » ou qu’ « Elle » a été touché par ces mots est le plus beau des cadeaux qu’un art peut nous offrir pour le bien de tous.

Raconte-nous ton rôle dans le spectacle « Moi Sainte-Anne ». Enfin, tu as quand même assuré ce rôle devant quatre chefs d’Etat africains. C’est un grand évènement qui mérite d’être rappelé autant que possible.

Vous savez, ce n’est pas moi la splendeur de ce spectacle, c’est l’ensemble de toutes ces personnes qui ont travaillé durement pour que tout soit si majestueux, ces comédiens, ces choristes, ce danseur, ces créateurs lumières, ces vidéastes, ces metteurs en scène, des scénographes.  Ce spectacle est la preuve, qu’ensemble on peut l’impossible. Et mon cher Congo n’est pas orphelin des talents artistiques.  Je profite de Congolites pour remercier encore l’Institut Français du Congo en général et Madame Marie Audigier en particulier pour m’avoir associé dans ce projet, avec un spectacle brillamment mis en scène par Béatrice Elegido et Cléo Konongo. Chaque fois que je revois les images de ce spectacle, j’ai la chair de poule et je peux dire sans risque de me tromper que nous avons travaillé avec notre âme dans ce spectacle, tous autant que nous étions. Pour en revenir à ta question, j’ai incarné le rôle de Sainte-Anne, le personnage principal du spectacle. Il m’a fallu être en harmonie avec son histoire, son fleuve, son somptueux toit vert flamboyant pour que je sois capable de dire le texte. Cette personnification de Sainte-Anne visait à théâtraliser l’histoire de ce joyau de l’histoire de l’Afrique Centrale. Pour les chefs d’Etat africains, c’était plus qu’un honneur et un privilège de faire mon métier devant eux.

La jeune femme aux mille vies, et pleine d’elle-même. Comment être artiste slameuse et comédienne, copywriter, et étudiante en droit en même temps ?

Rires, un doux péché, une violente tendresse, une routine exceptionnelle…Je vis ce paradoxe depuis 2010 et crois-moi qu’il faut être une amoureuse rebelle pour y arriver. Je suis souvent très sévère envers moi-même. Il faut être rigoureuse avec son planning, avoir le sens des priorités et de l’organisation, savoir se sacrifier quand il le faut, aussi déléguer des responsabilités. J’avoue que parfois j’ai besoin d’un peu de repos, mais ça va tant que j’atteins les objectifs que je me fixe. Les cours en droit en master je les fais en ligne, donc gérable, copywriter je bosse de 08h à parfois 20h et slameuse à temps plein même dans le sommeil, rires. Comédienne j’essaie de filtrer pour l’instant les projets pour ne pas m’éparpiller et bien donner ce qu’on attend de moi.

Mais cette vie a aussi son lot de sacrifice, souvent je n’ai plus le temps de voir mes parents, ma famille, mes amis, presque plus de week-end. Mais bon, je ne me plains pas, parce que c’est un choix et quand je peux j’essaie de rééquilibrer les choses. C’est quand on est jeune qu’il faut apprendre, exploiter positivement son énergie et ses passions, quand la vieillesse sonnera à ma porte je deviendrais certainement la plus vieille slameuse sur scène au monde avec mon sourire sans dents, rires, en même temps lectrice acharnée sur son canapé, et la mamie voyage à gogo pour faire des ateliers slams aux autres mamies et en même temps la mamie jurée dans une cours de cassation. Aie aie aie, mes côtes, rires…Mamie Mariusca…

Et puis, slameuse et comédienne, le passage ou plutôt la connexion s’est faite naturellement ?

Oui et « naturellement », je suis une polyandre qui aime ses deux hommes « SLAM et THEATRE » même si ces temps-ci je chouchoute plus le SLAM. Le mariage s’est fait, je pense à travers ma pièce de théâtre « L’envers d’un silence » parce que dans ce spectacle j’associe SLAM et THÉÂTRE.

Ton activité est très dense, ton dossier artistique est énorme, comment tu as fait pour être aussi créative, productive et talentueuse ?

Je dois tout à ma muse. Le travail aussi, individuel et d’équipe. Mais je pense que c’est parce que je sais que je n’aurai peut-être pas d’autres vies pour vivre celles que je rêve que je me bats à les faire toutes vivre ici. Après tu sais, artiste que sommes-nous sans le public, sans leur amour, leur critique, leur encouragement et leur admiration. Je suis fait en peu de tout ça…de ses sourires volés à un spectateur, de cette larme de solitude dans ma chambre, de ce désir de toucher les nuages chaque fois que je suis dans les aires, de ces coups de gueule face aux injustices, de ces manques et de ces espoirs…Et mon équipe y est aussi de beaucoup.

C’est quoi un texte de slam ? Quel est le processus de rédaction, et c’est quoi la durée de vie d’un texte ? Le slam est-il intrinsèquement lié à la poésie ?

Un slam est une vie immortalisée dans un texte, dans une voix, sur une scène, il s’enfante soit dans l’idée de le voir naitre, soit dans l’urgence de « verber » le réel.

Il y’a des textes qui viennent à votre chevet tout seul, vous secouer de votre sommeil. Il y’a des textes qui vous demandent d’essorer vos méninges pour pouvoir atteindre le cœur de la poétesse, il y’a des textes qui viennent de la réalité du peuple et d’autres des chants des étoiles…bref, il n’y a pas de processus de rédaction académique pour le slam. Sur une table, en marchant, en mangeant ou en écoutant les oiseaux, ça slam comme ça slam…Tout dépend de notre rapport avec la muse et de comment on s’applique à lui laisser nous côtoyer. N’oublions pas que la liberté est la règle au SLAM.  Quoi qu’il advienne je m’efforce toujours à écrire avec le langage du cœur, le mien.

Un texte slam dure éternellement et au-delà…Quand je déclame « Beauté Africaine » ou « Slamourail » je ne sens pas le temps qui sépare ces deux textes parce que chacun porte son souffle, un souffle qui est sensé immortaliser une partie de mon existence. Si on dit que l’artiste ne meurt pas, c’est parce que ces mots sont divins et Dieu ne…vas-y complète moi, rires.

Un Slam peut être poétique ou pas, tout dépend de ce qu’on entend par poésie. Mais dans la conception de Marc Smith, le slam vise à dépoussiérer la poésie classique.  Le Slam veut rendre la poésie plus accessible, plus urbaine, plus humaine, à portée de main et de ceux de demain, plus hummm « offrable » ce mot ne se dit pas, ça se constate.  Là encore, la slameuse ou le slameur a le choix de rendre poétique ou pas son texte de SLAM. O ciel, allez savourer les textes slam, vous verrez le sens de la phrase : « LA PAROLE LIBERE » en réalité c’est la poésie qui libère la parole, ne riez pas je suis sérieuse. 

Au fait, c’est quoi slamer ?

Que Calliope m’en excuse si je ne trouve des mots assez sagement poétiques pour répondre à cette question pour laquelle la réponse se trouve dans le vécu, dans l’acte, dans le geste. Slamer, c’est pour moi un acte de résistance face à soi-même, face au fatalisme, face à la société capitaliste qui estime que le bonheur passe par le fait d’avoir un rang social élevé. Slamer ce n’est pas seulement prendre un micro sur scène pour déclamer des textes devant un public, slamer s’est se mettre nu pour habiller l’autre, c’est avoir un état d’esprit qui te fait comprendre que c’est l’humain avant tout et qu’il faut lui accorder ce que la divinité ne cesse de l’offrir même les yeux fermés. Slamer, c’est semer de l’espoir dans des cœurs meurtries par le rejet, l’indifférence et le mépris. Slamer, c’est pointer du doigt avec une caresse sur les tympans pour que l’humain s’améliore par amour et non par obligation. Slamer c’est rêver, c’est avoir conscience, c’est s’opposer à tous cultes qui prônent l’animalisation de l’humain. Slamer, c’est vivre à travers les mots, véhiculer des émotions, partager, parler à cœurs ouverts et en chœur pour la liberté…Slamer c’est vouloir vivre l’idéal.

Des textes aussi francs, des positions aussi tranchées, un engagement aussi têtu, une plume si sincère et une aspiration farouche à la liberté dans une société congolaise qui interdit d’être libre, et de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Est-ce que tu penses que le slam est en quelque sorte une libération de la parole ?

Rires, dois-je dire que je viens justement de répondre à cette question ? Rires…Congolites, vous savez, on n’empêche pas la liberté de voler à tous les vents, on n’empêche pas le souffle de déraciner des arbres ou de soulever des océans, on n’empêche pas la liberté de nommer le réel. D’ailleurs, la liberté est le plus abstraites des valeurs concrètes de l’humanité que je connaisse jusque-là…On ne peut rien contre elle, mais elle peut tout contre ou pour nous. C’est pourquoi il faut toujours mettre la vérité au profit de la liberté. Pour ma part, je sais comme le disait le philosophe Héraclite, « On ne se baigne pas deux fois dans un même fleuve, tout coule, rien ne demeure » Nous avons la chance d’avoir le Fleuve Congo, apprenons de lui, vous verrez combien le SLAM a raison de libérer la parole…J’admets que j’ai dû parfois faire preuve de sagesse pour ne pas que je m’éteigne avec ma flamme, pour continuer d’écrire ce que la vérité me soufflait de dire à la liberté. Mais vous savez, la poésie rend belle même la laideur quand il faut en tirer le reste de vie qui s’y trouve. Et toujours, n’oublions pas d’écrire avec le langage du cœur, des mots vrais.

Tu n’as pas peur de l’inconnu. Tu ne te mets aucune limite. Partage le secret yaya. J’ai envie de dire comment tu fais pour être toi ?

Humm, si j’étais sur les réseaux sociaux j’allais dire « le genre de question ci fait transpirer le cerveau hein » rires…Je ne sais pas comment on fait pour être quelqu’un d’autres. Tenter d’être quelqu’un d’autres c’est peut tuer sa propre vie pour essayer de vivre en vain celle d’une autre personne, je ne sais pas. Ce qui me façonne,  c’est mon bagage émotionnel, mon histoire, mon ADN, mes rêves, mes peurs, mes chagrins…Miss sur terre la vie ne dure que le temps d’un clin d’œil…Donc vas-y , sois toi pour ne pas être le reflet de quelqu’un d’autres, un miroir se brise, une lumière s’éteint, donc soit le soleil et la lune selon le rythme de battement de son cœur, essaie des nouvelles choses, apprend tous les jours, dérange quand tu veux savoir, ose briser les codes et miss soit toi les autres sont déjà occupés  par eux même. Je n’ai pas de secret magique, juste te rappeler que tu es une magie de la création qui n’a qu’une seule formule. Be you, love your life and enjoy yourself , rires… là c’est pour te dire que j’apprends l’anglais maintenant. Moi qui disais à mon père : papa je n’irai pas en Angleterre, moi c’est les Etats Unis.rires… Et quand il me répondait, « et la France ? », je rétorquais : « Je parle déjà Français, demande à Molière ! » comme si Molière était mon pote… rires. Heureusement que je pense en Kongo pour connaitre le monde.  Bref, n’ait jamais peur d’être toi, parce que l’ennemi de ton bonheur, c’est justement toi si tu laisses la peur prendre les commandes de ta vie. Fais ce qui est juste, si tu n’essaies pas, tu ne sauras jamais que tu aurais pu.

Aujourd’hui le slam est en réalité ta profession, n’est-ce pas ?

Effectivement. C’est à la fois une passion et une profession. Je m’efforce d’en vivre quoi que pas facile de lier les deux bouts de mois. Le contexte sanitaire n’arrange pas les choses, mais bon à l’impossible créativité est tenue de sauver son homme. Donc on essaie d’entreprendre pour que le slam prenne de l’envole avec le peu qu’on arrive à avoir.

A quel niveau, à ton avis, le slam congolais doit-être porté ? Quels sont les grands défis pour les artistes slameurs aujourd’hui ?

Le Slam Congolais se porte déjà bien, avec un gilet de partage dans les concerts slam, ou une chemise de clips, bien que le nœud actuellement soit sur internet à cause de la pandémie. D’ailleurs Congolites dis-moi, les artistes sont encore confinés ?……… Revenons à nos amours, donc je disais le meilleur étant préférable, je pense que le SLAM doit devenir une thérapie nationale, une fierté nationale, une identité Nationale. Ce n’est pas le poète Sony Labou Tansi, ni Alain MAMBANKOU, ni encore Dieudonnée NIANGOUNA qui me diront le contraire, la poésie est une chose certes apatride mais congolaise aussi. Ecoutez Emeraude KOUKA, vous verrez que les vers savent rendre ivre de savoir, regarder se palabrer les SLAMS de Gilles DOUTA, humez les vers de Black Panthers, courrez admirer la gymnastique textuelle de Prodige Heiveille, je peux continuer de citer mais je n’aurai pas assez de page pour dire à quel niveau le SLAM est déjà porté par ses guerriers serviteurs. Il appartient à présent au public de le porter, comme robe de chambre ou baignoire pour s’endormir au quai des possibles, ou porter le SLAM comme se porte un homme à la maternité en attendant que l’humanité enfante ses libertés, ou encore comme sous-vêtements pour avoir conscience de sa nudité affective…Bref, nous devons porter le Slam aussi haut que les étoiles pour mieux habiller nos espoirs.

Les grands défis auxquels nous devons faire face aujourd’hui sont d’ordre économique et administratif pour ne pas dire institutionnel. L’un occasionne l’autre. Faute d’avoir un statut juridique, il nous est presque impossible de demander un prêt bancaire pour financer nos activités. Aussi l’absence d’un cadre administratif professionnel fait que nous avons l’impression d’évoluer dans l’informel. Mais ce n’est que partie remise, les choses vont s’améliorer et ça bientôt !  

Formatrice et animatrice des Ateliers Slam, pourquoi ce schéma ? Est-ce une façon de susciter l’engouement, de dénicher des talents et de donner vie au secteur ?

Un peu de tout ça…Un seul doigt ne peut nettoyer tout un visage, un mouvement ne peut pas évoluer en solo. D’ailleurs, que serait le SLAM sans le partage ? Le projet SLAMUNITE, est ma manière de dire MERCI au SLAM pour avoir ouvert ses bras. A mon tour, j’essaie de m’offrir aux autres. D’ailleurs, je me rappelle que ma première invitation dans cette maison était pour parler de notre projet SLAMUNITE…Tu vois, il fait « bon lire » ici !

Mariusca, on t’aime bien. Mais dis-nous un peu, et ensuite promis, j’arrête. Est-ce que la rumeur qu’on a récemment entendue sur toi est vraie ? Rires, je te taquine.

Humm, Miss, je t’aime bien aussi tu sais mais affaire de rumeur là faut laisser ça…Rires, quelle rumeur ? Humm le « Songui_Songui » (commérage) ne te réussis pas hein ! Rires, mais non qui ne sait pas que le cœur de Mariusca est déjà pris par le SLAM ?  Je n’ai d’yeux que pour lui. Même si mes doigts sont encore vides, mon cœur ne bat que pour le SLAM…Ou bien tu m’as trouvé un digne de se mesurer au SLAM dans mon cœur ?? Rires…

Merci Mariusca. C’est un plaisir de t’avoir pour cette fois encore. Reviens-nous quand tu veux. Au cas contraire, c’est nous qui reviendrons vers toi. Bisous !

Merci à toi, à vous pour ce partage. C’est toujours un privilège d’être sur Congolites. Merci aux lecteurs qui ont tous lus, à eux seulement, rires…Je n’ai même plus envie de partir d’ici. Bisous bisous bisous à bientôt ! Prend soin de ta plume Miss et bon vent à Congolites. Bisous, yéyé yééééé !

Merci d’avoir lu cette interview. Aussi, J’espère pour vous que vous suivez Mariusca sur tous ses réseaux sociaux. Vous avez intérêt, sinon vous ratez tellement de choses. Allez, c’est par ici : Facebook, Twitter, Instagram, et YouTube. Je vous retrouve très prochainement. Tchao !

Benja Merline

J'étudie le droit international. Je suis éclectique et très éclatée. Je vomis ici mes opinions, à cœur ouvert. C'est un vrai Méli-mélo.

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