Zina Hope, du Rock’N Roll, et bien plus !

Vous la connaissez certainement ! Qui n’a pas dansé sur « Chez moi, J’ai des bananes » ? Pas vous ? Moi, si ! Yes, on peut danser le Rock’N Roll (sous la douche). D’ailleurs, ça fait toujours un petit effet. J’ai dansé, ensuite j’ai mangé les bananes. Rires. Plus sérieusement, j’ai connu Zina Hope à travers ce clip. Je suis tombée dessus sur mon fil d’actualité Facebook, j’ai liké, et je me suis directement abonnée sur tous ses comptes réseaux sociaux (Facebook, Instagram, YouTube). Quand j’aime, j’aime vraiment, et pour de vrai. J’ai littéralement été séduite par son style léger, fun, et surtout son énergie naturelle.

Qui aurait cru qu’un matin d’avril 2021, j’écrirai un texte sur Zina Hope ? Rien ne le présageait. Et pourtant ! Après que nous ayons échangé quelques mots sur Instagram. Voilà, le tour est joué. « Congolites n’est pas un média, mais ça m’intéresserait bien d’écrire sur toi. Je te suis depuis quelques temps. J’aime ta musique. Ce serait alors une sorte d’interview ». « D’accord, ça me tente bien ». Génial ! On joue le jeu à fond !

À l’occasion de la sortie de son clip « Ya pas la monnaie », Zina Hope m’a accordé une interview. Posez-vous bien, nous allons atterrir dans l’univers d’une artiste atypique, qui ne ressemble qu’à elle-même. Subtile et pétillante. À mon avis, Zina aurait un statut sui generis. Oui encore le droit, souffrez ! Elle est remplie d’une énergie infinie.

Zina fait de la musique. Des sonorités très calmes, et un message clair. Pour dire vrai, elle a le talent : elle a une oreille musicale, et elle sait chanter. En plus de ça, elle est animatrice de télévision.

Zina est de ceux qui prennent la vie du bon côté et la racontent avec une jolie légèreté. Zina est interprète. Phillipe Edouard écrit les paroles et compose la musique. Elle l’incarne assez bien, célébrant le vécu, ces choses simples qui font notre quotidien. Je me retrouve beaucoup, en tant que congolaise, dans sa manière de raconter la vie et nos réalités. Zina est originalement une artiste. Si le succès doit venir, il viendra. D’ailleurs, ce n’est pas le succès qui permet les choses. Elle fait ce qu’il y a de plus important : regarder le monde à travers ses yeux.

Il faut de tout pour faire un monde. Et la musique de Zina, a sa place dans l’univers musical congolais. Elle brise les codes. Chanter du style Rock and Roll, c’est assez oser. Zina a le cran de l’assumer et de le porter. Let’s make her shine !

En 2020, ma meilleure amie Dave, écrivait ces mots à propos de Zina Hope : « Je trouve Zina Hope vraie, énergétique, passionnée. J’aime beaucoup son côté vrai ». J’ajoutais en commentaire : « Zina sait vraiment être elle-même, bien authentique et singulière ».

Trêve de bavardages ! Zina Hope a des choses à nous dire.

Pourquoi Zina Hope ?

Ça c’est au tout début de « Il était une fois » ma vie d’artiste ! Je voulais vraiment protéger ma vie privée, Zina c’est juste un truc un peu zinzin qui est passé dans ma tête, comme mon prénom est Espérance, je l’ai traduit en anglais et ça donné Hope !  Mon nom de famille ? Je n’ai pas réussi à le traduire en anglais (rires). 

J’ai cru comprendre en lisant Philippe Edouard que tu ne t’intéressais pas vraiment à la musique. Qu’est-ce qu’il s’est passé pour que tu sautes le pas, finalement ?

Le pire est comme s’il ne s’était rien passé et je me demande encore comment j’en suis venue là. J’ai juste improvisé un charabia timidement dans un micro lors d’une soirée où des amis faisaient de la musique. Et là, le truc de malade, Philippe Edouard m’a demandé si je voulais chanter pour de vrai. Moi, j’écoutais des dizaines et des dizaines de chansons par jour, je trouvais donc amusant de passer de l’autre côté de la barrière.  Alors j’ai dit oui pour le fun ! 

Quel est le genre de musique que tu fais et pourquoi ce choix ?

A mes débuts, les médias m’appelaient la Vanessa Paradis du Congo. Mais difficile de coller une étiquette sur mon dos car j’avoue être un peu partie dans tous les sens. S’il fallait définir le style je dirai que c’est de la chanson Pop. L’idée n’a jamais été de travailler avec des beatmakers, je préfère avancer avec des musiciens, des vrais instruments, que ce soit pour le studio ou pour la scène. C’est vraiment plus kiffant !  J’ai une exigence également pour les textes, autant pour le style de l’écriture que pour le sens des paroles. Ça c’est mon côté sensible, faut que ça me parle !  

Est-ce le même genre que l’on retrouve dans tous tes morceaux ?  

Pour les lyrics oui, je parle toujours de nos vies africaines et le plus souvent de celle au Congo. Pour les musiques, il y a eu des inspirations de style pop, des ballades acoustiques, mais aussi des titres un peu reggae. Mais ce n’est que depuis quelques titres que je pense avoir trouvé véritablement mon style et c’est plutôt rock ! Mes derniers titres enregistrés, ou en cours de mixage, vont dans ce sens et c’est Yeah ! Franchement je m’éclate. J’aime beaucoup les guitares saturées et ça va bien avec ce que j’écoute le plus souvent dans ma chambre.   Si tu fouilles dans mes MP3, tu y trouveras des groupes comme Nirvana ou Shaka Ponk. Hier encore, je regardais « Bohemian Rhapsody », un film sur la vie de Freddy Mercury du groupe Queen.  Mes goûts sont très éclectiques ! 

As-tu le sentiment d’être incomprise dans ce que tu fais et quel effet ça fait d’être incomprise ?

Incomprise, je ne sais pas. Je crois surtout que je n’entre dans aucune case, la musique congolaise a ses codes, le milieu artistique a ses clans, moi je suis totalement à côté de la plaque (rires). Je suis la seule et l’unique dans ce style, alors incomprise, à bien réfléchir, je ne crois pas. Disons simplement que je ne corresponds pas aux goûts du public dans sa très large majorité. Cela ne m’empêche pas de vouloir cultiver ma différence. Mon jour viendra peut-être ou ne viendra pas. En attendant, je chante ce qu’il me plait et ce n’est pas négociable.  

Quel est ton morceau préféré et pourquoi spécialement ?

J’hésite… Elle est difficile cette question ! « Chez moi chez des bananes » a la saveur de mes débuts et je lui dois mon 1er succès d’estime.  Après il y a des chansons presque aussi calmes que des berceuses comme « Au large de la Côte Sauvage », c’est une chanson très poétique et j’aime aussi, hein ! Il ne faut pas croire que je suis une fille seulement agitée ! Mais mes préférences vont vers mes nouveaux titres comme mon dernier single « Ya pas la monnaie » et ceux que l’on retrouvera sur mon album comme « Il pleut des cordes » ou « La prière – na na na na » qui sont pour le coup vraiment rock !

Femme et rock, désolée je ne voulais pas ramener la féminité, mais je ne saurais me retenir, ce n’est pas un peu chaud ? Genre, un tout petit peu ?  

Le rock a un côté brutal associé parfois à des clichés sex & drugs qui se heurtent à l’idée que les gens ont de la féminité. Je suis à l’opposé de ces clichés, je ne suis pas une fille sexy, je n’ai jamais touché à une cigarette de ma vie, je ne vais pas en boite. J’ai une vie saine dans un environnement sain. Ce que j’aime dans le rock c’est l’énergie formidable qu’il dégage ! Ce qui est chaud, et même brûlant, c’est plus de trouver à Pointe Noire les musiciens et ingénieurs du son qui aient la même culture musicale que moi. 

Combien de temps cela te prend pour sortir un morceau ? La préparation, l’écriture, le tournage d’un clip, tout ça, tout ça ?

Mon album à venir s’appelle « Je suis en route » et il résume le temps que cela prend, te dire quand il arrivera ça je ne sais pas, lol !  Le temps est aussi une question d’argent, si tu en as j’imagine que c’est plus facile. Philippe écrit et compose et là ça va généralement assez vite, ça lui est déjà arrivé de faire une chanson en une seule nuit comme « Un café baoulé et c’est tout ». Mais généralement dès l’enregistrement ça se complique grave. Tu te retrouves confrontée aux retards, au courant qui part, à toutes les galères, je pourrai en faire un roman ! La société zerOKilled a produit 2 de mes clips gracieusement, ça m’aide à avancer.  Mais je peux te dire que tout ça prend un temps dingue et une énergie folle dès que tu veux faire un morceau !  Si t’as pas la passion, t’es morte au début du film ! Un seul exemple, entre la 1ère fois où j’ai chanté sur scène « Ya pas la monnaie » et la sortie du clip, il a du se passer plus d’un an et demi !  T’imagines même pas !   

« Ya pas la monnaie », hum, en tant que congolaise ça me fait penser aux contrôleurs de bus. Et puis, au Congo, les commerçants n’ont jamais la monnaie, c’est curieux quand même ! 

T’as tout compris (rires) ! Quand tu as un billet de 10 000, c’est foutu, laisse tomber le bus ou le taxi, marche seulement pour toi comme on dit. « Ya pas la monnaie » ce n’est même plus une curiosité, c’est devenu une banalité, tu entends ça au moins trois fois par jour !  J’espère que l’on entendra ma chanson aussi souvent, ce serait cool ! 

Un mot pour la fin ? Fais-toi plaisir, tu es une star !

Si tu passes à Pointe Noire, viens diner un soir à la maison ! Ça, ça me ferait plaisir ! Car la « star » est une fille très ordinaire qui aime passer du temps à éplucher les oignons, la cuisine, comme pour toi, est ma seconde passion, que ce soit la cuisine congolaise, française, italienne, là j’avoue, je brille un peu ! Pour conclure, je laisse le mot de la fin à Oscar Wilde « Soyez vous-même, les autres sont déjà pris » et ça c’est une phrase qui me ressemble !

« Ya pas la monnaie » est déjà disponible en avant-première sur les plateformes de téléchargement. D’ailleurs vous pouvez acheter le son à 499 fcfa sur Shopamusic. Zina Hope aura le plaisir de nous présenter le clip sur sa chaîne YouTube ce 11 Avril 2021. C’est à consommer sans modération !

Avec amour.

Benja Merline

J'étudie le droit international. Je suis éclectique et très éclatée. Je vomis ici mes opinions, à cœur ouvert. C'est un vrai Méli-mélo.

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